Luma à Nalinnes : une découverte en demi-teinte

0 lectures
La salle du restaurant Luma à Nalinnes, avec ses tables en bois, ses chaises cuir et ses baies vitrées

Première visite chez Luma, à Nalinnes, près de Charleroi : une table bistronomique tenue par deux jeunes chefs, Lucas Vanderschueren et Maxime Urbain. Une découverte en demi-teinte, que je vous raconte franchement.

Caractéristiques de Luma

  • Type : restaurant bistronomique, cuisine française moderne et de saison
  • Chefs : Lucas Vanderschueren et Maxime Urbain
  • Formule : menu en plusieurs services, avec accord mets et vins en option
  • Prix (lors de ma visite) : 130 € le menu, hors accord mets et vins
  • Distinctions : repris dans la sélection du Guide Michelin Belgique 2026, sans étoile
  • À savoir : fermé le dimanche et le lundi, réservation directement auprès du restaurant

Je l'ai testé pour vous

Date de l'essai7 octobre 2026

Commençons par le décor : sympa, avec de jolis petits détails (jusqu’au porte-couverts gravé au nom du restaurant) et, depuis notre table, une vue sur les cuisines. Dans l’ensemble, un endroit où l’on se sent bien.

Le service, en revanche, m’a laissé sur ma faim. On avait l’impression qu’il fallait aller vite, sans trop de passion dans le geste. Pour un gastro-bistro, je trouve ça dommage : c’est précisément là que l’accueil peut faire la différence.

Côté assiette, nous avons pris le menu en plusieurs étapes, avec l’accord mets et vins. Les préludes, une mise en bouche à partager, ont été très travaillés autour des pickles, et donc d’un goût vinaigré. J’aurais aimé quelque chose qui ouvre l’appétit plutôt que de le tirer vers l’acidité.

Le flétan en deux façons (mariné et fumé, betterave, noisettes) était servi froid. La betterave avait du caractère, avec un goût prononcé d’échalote, et la noisette concassée apportait la gourmandise qu’on aurait voulu retrouver davantage. L’émulsion, servie à part par le serveur, aurait gagné à être plus généreuse : elle aurait donné au plat cette rondeur qui lui manquait.

L’omble chevalier, confit à l’huile, était très bien cuit : un poisson fin, accompagné d’un chou-fleur laqué et d’un jus végétal gourmand. Mais la préparation à base de chou-fleur était beaucoup trop aillée (de l’ail cru, à mon sens), et l’ail a pris le dessus sur tout le plat, poisson compris. Le passer au four pour en récolter la pulpe, au goût moins piquant, aurait été plus juste pour un poisson aussi délicat. Il est de plus arrivé tiède, et cet ensemble nous a moins plu.

Dans le menu, nous avons échangé le pithiviers de pigeonneau contre le filet de bœuf (céleri, sauce au marsala, purée grand-mère), le pigeonneau n’étant pas trop notre truc. Bon choix : la viande et le jus étaient excellents. Dommage que la purée soit arrivée tiède, car le plat était bien équilibré.

Le dessert à la figue (panna cotta à la feuille de figuier, figues confites et caramélisées, glace vanille) était excellent, nous l’avons vraiment apprécié. Par contre, c’est le seul vin que nous n’avons pas bu : un riesling qui sentait, au nez comme en bouche, ce côté pétrole voire kérosène propre à certains riesling. Je n’aime absolument pas ça, et avec un dessert pareil, l’accord ne fonctionnait pas à mes yeux.

Nous y retournerons pour voir si c’était un mauvais jour ou une carte qui nous plaisait moins. Ceci reste mon avis sur cette dégustation et cette expérience.

Au final

Une table qui a de vrais atouts (un joli cadre, un très bon filet de bœuf, un dessert à la figue réussi) mais aussi des détails à corriger : un service plus engagé, des plats servis trop tièdes, un ail trop présent. Je lui laisse volontiers une seconde chance.

Cuisine : 3/5 | Service : 3,5/5 | Ambiance : 4/5

Ma cote globale

6,5/10

La newsletter

Une recette dans ta boîte mail

De temps en temps, pas plus : les nouvelles recettes et les bonnes adresses du moment. Jamais de spam.

En t'inscrivant, tu acceptes de recevoir la newsletter de Sur le Feu. Tu peux te désinscrire à tout moment en un clic. Confidentialité